vendredi 9 février 2018

Il voulait faire maigrir les patients et renflouer son porte-monnaie

Le protocole interdit en France a été pratiqué à tour de bras par ce chirurgien qui falsifiait des documents pour obtenir le remboursement de ses patients par l'assurance maladie. L'un d'eux a failli perdre la vie à la suite de ces pratiques.

Les enquêteurs dénombrent jusque-là 515 victimes, relatent Le Parisien et Le Figaro. Mais il pourrait y en avoir d'autres. Olivier M. spécialiste de l'obésité pratiquait depuis 2013 un protocole interdit en France consistant a injecter dans l'estomac de "l'acide hyaluronique" pour couper la sensation de faim des patients. Double souci, cette technique est à la fois inefficace puisque son effet s'estompe dans le temps, mais surtout elle met en danger la vie des patients.

mercredi 7 février 2018

De l'utilité d'un avocat 1

Une de mes victimes s'était broyée le pied dans une machine dans son entreprise: accident de travail, il n'a pas perdu ses indemnités journalières.
Mais l'appareil a été inspecté par une commission et il a été conclu que l'employeur n'avait pas bien entretenu la machine: cela a été requalifié en accident de travail avec faute inexcusable de l'employeur: non seulement les indemnités ont été maintenu mais plusieurs postes de préjudices ont été pris en compte (souffrances endurées etc.)
J'ai accompagné la victime à l'expertise, me suis battue avec l'expert du mieux que je le pouvais.
Mais tout ce temps je suppliais la victime "prenez un avocat".  "Non, je n'ai pas les sous".

Il y a trois ans, rien n'a avancé, la victime n'a encore rien touché.
Il faut savoir que si la victime ne prend pas un avocat, c'est son choix, mais l'employeur en avait un, et un bon et ça traîne... 

jeudi 1 février 2018

"Le cas Guadeloupe" dans le réseau routier de demain


La Guadeloupe est l’une des régions les plus meurtrières du territoire français. De nombreux acteurs locaux se mobilisent pour sensibiliser les gens aux nombreux dangers de son réseau routier. D’autant que les prévisions pour les prochaines années ne sont pas plus optimistes, et ce, malgré les nouvelles réformes prévues par le gouvernement. Mieux vaut être prévoyant et bien se protéger face aux aléas de la route.


Une région des plus meurtrières
Le projet 57
Une nouvelle législation qui pose des questions
Être plus prévoyant face à la route


En 2016, le ministère de l’Intérieur a recensé pas moins de 323 accidents de la route en Guadeloupe.

Parmi ces accidents, 57 personnes ont trouvé la mort, ce sont 17 de plus qu’en 2015. Cela représente près de 8% de morts pour 1000 habitants recensés, soit quatre fois plus que la moyenne des autres régions en France qui est de 2,7%.

De la même manière, 246 personnes ont été blessées gravement lors de ces mêmes accidents de la route. Cela représente 34,4% de blessés graves pour 1000 habitants recensés. La moyenne des régions étant de 1035 pour seulement 21,2%.

Les chiffres sont éloquents et placent la Guadeloupe dans le top 3 des régions françaises où les routes sont les plus meurtrières (1 Guyane, 2 Guadeloupe, 3 Corse).

Il est d’autant plus compliqué d’être optimiste face à une telle situation, que la majorité de ces accidents sont survenus dans des conditions de conduite favorables. À savoir que 53,6% d’entre eux ont eu lieu en plein jour dans des conditions de circulations « normales » pour 88,5% (ni pluie, ni brouillard etc).


Le projet 57 est une exposition à l’initiative de l’association de sensibilisation des dangers de la route et ses conséquences, Waren Errin. Il fait collaborer le cabinet Copets avocats, le collectif Art-way, la CCI des îles de Guadeloupe et la Ville de Pointe-à-Pitre qui accueille la manifestation.

Cette exposition met en avant le nombre 57 pour le nombre de morts sur les routes en 2016, mais également pour le nombre d’acteurs de la société civile témoignant au travers des 57 œuvres réalisées pour l’occasion par 42 artistes contemporains.

L’exposition « projet 57 » a pour objectif de faire la promotion d’un livre éponyme vendu au tarif préférentiel de 20€. Tous les bénéfices de l’ouvrage (et de l’événement) sont redistribués à l’association Waren Errin. L’idée étant de sensibiliser les individus aux dangers des routes de Guadeloupe afin qu’ils soient conscients des nombreuses conséquences que peuvent avoir un accident.


Afin de réduire les accidents mortels sur la route, qui impliquent dans la majorité des cas 2 véhicules, l’état souhaite abaisser la limitation de vitesse de 90 à 80km/h sur les réseaux secondaires. Cela concerne toutes les routes à double sens sans terre-plein central, autrement dit la plupart des routes nationales.

L’objectif de cette nouvelle législation est de « sauver des vies », selon le Premier ministre Edouard Philippe. Appuyée par les associations de sécurité routière, cette mesure ne fait pas l’unanimité notamment auprès des associations d’automobilistes et de motards. D’autant que le gouvernement ne souhaite pas s’arrêter là et prévoit de mettre en place par la suite une vingtaine d’autres mesures.

Mais aussi louable soit-elle, cette nouvelle mesure ne va t’elle pas avoir un effet néfaste pour les automobilistes ? En effet, ne vaut-il mieux pas être mort suite à un accident de la route que handicaper ou grièvement blessé pour le restant de sa vie ? Certes, cette constatation est peu correcte à avancer, et pourtant...

Comme l’a indiqué le gouvernement, l’idée principale de la réforme sur la limitation à 80km/h est « de faire reculer le nombre de morts dans les accidents de la route ». Mais, en réduisant de 10 km/h l’impact, beaucoup d’individus vont se retrouver gravement blessés et vont voir le court de leur vie bouleversé par l’accident. Les hospitalisations, traitements et suivit qui interviendront par la suite vont impliquer de fortes dépenses pour les victimes, mais également pour l’état.

Voilà de quoi de se questionner sur la légitimité d’une telle mesure.


Face aux chiffres sur les accidents de la route, difficile de se passer d’assurance. Mieux vaut être prévoyant pour éviter toutes mauvaises surprises.

Bien évidemment, l’assurance auto permet, selon les garantis souscrits, d’indemniser les dégâts matériels causés à votre véhicule et également aux autres. De la même manière, c’est l’assurance auto qui prend en charge, toujours en fonctions des garanties souscrites, les dommages corporels que vous pourriez subir ou causé à autrui.

Pour compléter ces garanties, certains contrats de prévoyance prévoient le versement de rentes mensuelles à vie. Elle couvre un assuré de la perte de revenu dans son foyer à la suite d’un accident impliquant une incapacité à exercer son métier ou un autre. Cela semble une bonne idée que de se protéger contre les accidents graves qui ne vous tuent pas, mais rendent le reste de votre vie bien compliqué.

Il existe d’avantages de solutions pour bien vous protéger contre les dangers de la route. Renseignez-vous !

Sources de l’article : bonne-assurance.com
-          http://www.linternaute.com/auto/accident/guadeloupe/region-01
-          http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/loisirs/sortir/projet-57-une-exposition-et-un-livre-449907.php
-          http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/politique/le-gouvernement-abaisse-a-80-km-h-la-vitesse-sur-les-routes-secondaires-465508.php

vendredi 26 janvier 2018

protegeons les coraux

ENVIRONNEMENT - C'est devenu pour vous un réflexe. Une fois le parasol planté, la serviette posée et le maillot enfilé, c'est le moment d'étaler la crème solaire, indice 50 de préférence car vous avez la peau fragile. Une fois protégé(e) et réchauffé(e) par les rayons du soleil, vous n'hésitez pas à vous jeter à l'eau et tant pis s'il faut remettre une couche de crème ensuite.
Savez-vous qu'ainsi, une partie de cette protection solaire se déverse dans l'océan et le pollue? "Le premier polluant chimique en été, c'est la crème solaire qu'on se met sur la peau", alertait sur Franceinfo au début du mois Guillaume Barucq, médecin généraliste, adjoint au maire de Biarritz à l'environnement et auteur de "Surf Thérapie".
Blanchiment du corail
Plusieurs études montrent en effet que certains composants des crèmes solaires ont un impact néfaste sur les espèces marines et végétales des océans. En 2008, une étude publiée dans la revue Environmental Health Perspectives montrait qu'au moins quatre ingrédients, le paraben, le cinnamate, le benzophénone ainsi que des dérivés du camphre, peuvent tuer les coraux.
Depuis, d'autres études sont venues établir le même constat. Selon une étude des Archives of Environmental Contamination and Toxicology de 2015, l'oxybenzone des crèmes solaires entraîne le blanchiment du corail, et par ce phénomène celui-ci rejette les organismes symbiotiques qui le composent et perd sa couleur. "Cela cause d'étranges déformations dans les tissus du corail et entraîne les larves à se recouvrir de leur propre squelette, dans leur propre cercueil", souligne sur le Guardian Craig Downs, l'un des auteurs de cette étude.
4000 à 6000 tonnes de crème chaque année dans l'océan
C'est sans compter l'impact potentiel que peuvent avoir les crèmes sur le phytoplancton ou les autres espèces marines, poissons, dauphins ou encore baleines, qui doivent les ingérer d'une manière ou d'une autre.
Chaque année, entre 4000 et 6000 tonnes de crème solaire seraient déversées dans les mers et océans. On ne connaît pourtant pas encore toutes les conséquences de cette pollution. "La recherche ne va pas assez vite. Il convient d'appliquer le principe de précaution, dans la mesure où on ne connaîtra réellement les effets néfastes que dans 10 ou 15 ans", affirme auprès de Franceinfo Nicolas Imbert, directeur exécutif de Green Cross France.


IBORISOFF

Faut-il pour autant arrêter de se tartiner la peau? Évidemment pas. La crème solaire est indispensable pour se protéger des UVA et des UVB nocifs pour la peau. Ces seconds sont responsables à 90% des cancers de la peau.
Crèmes à filtres minéraux
Mais il est possible de choisir une protection solaire qui ne tue pas, ou moins, les océans. Pour cela, il faut choisir des crèmes sans composants chimiques mais avec des filtres minéraux, qui eux sont biodégradables. Ceux-ci sont, selon certains spécialistes, aussi efficaces que les filtres chimiques. Contrairement aux crèmes "synthétiques", elles ne contiennent pas d'ingrédients issus de la pétrochimie mais plutôt des huiles végétales.
Ces crèmes à filtre minéraux sont souvent estampillées "bio" . Plusieurs marques, comme Evoa, Algotherm ou Alphanova, "se sont franchement positionnées sur ce créneau et revendiquent, entre autres, le respect des océans par l'emploi des seuls filtres minéraux pour assurer la protection solaire", souligne l'UFC-Que ChoisirVogue fait une liste non exhaustive de certaines de ces crèmes qui ne polluent pas.
Attention, généralement ces crèmes sont un peu plus chères que la moyenne. Autre problème: les indices de protection affichés sont souvent plus élevés que la réalité. Mais c'est aussi le cas pour les autres crèmes solaires. "Les crèmes solaires bio sont aussi efficaces que les crèmes solaires normales. Il peut certes y avoir des écarts de prix, mais ils ne sont pas assez significatifs pour être dissuasifs", résume pour We Demain Nicolas Imbert.
Autre solution, forcément moins coûteuse: réduire l'exposition au soleil en évitant la plage aux heures où le soleil brûle le plus, en se mettant sous un parasol ou en gardant des vêtements sur le corps.
Les océans sont de plus en plus pollués et de plus en plus de causes qu'on ne soupçonnait pas sont découvertes par les chercheurs. A commencer par les microbilles dans certains produits cosmétiques. Récemment, du plastique a même été trouvé dans le sel de table. On ne peut pas se passer de crème solaire comme on se prive d'un gommage pour la peau, mais pour ne pas accentuer la pollution des océans, des solutions sont donc à portée de main.
http://www.huffingtonpost.fr/2017/07/22/comment-choisir-une-creme-solaire-qui-ne-pollue-pas-les-oceans_a_23033499/

L'article est ESSENTIEL: en tant que plongeur, on a un plaisir fou à admirer tous ces coraux. 
De Plus la barrière de corail existe pour limiter l'érosion des îles. 
Je ne me mets pratiquement pas de crème, évite la position steak à griller, tout le monde y trouve son compte.
Ou sinon: demander une crème minérale en pharmacie, elle n'abimera rien du tout.

vendredi 19 janvier 2018

La loi Badinter sur les accidents n'est pas un contrat (!)

Une  victime d'un accident de voiture  (quelqu'un l'a percutée) a reçu cette lettre de son assurance:
"Nous vous accordons une expertise contradictoire, avec votre médecin de recours. Néanmoins, votre contrat stipule que d'après  les termes de votre contrat, ce dernier ne sera pas pris en charge par nous".

Cette lettre ne va pas du tout, le médecin de victime est remboursé dans ce cas.
Pourquoi: parce qu'il ne s'agit pas de faire marcher le contrat!!! On est dans la Loi Badinter sur les accidents de la route, qui dispose  que toutes les victimes de la route doivent être indemnisée (sauf le conducteur fautif qui doit avoir une garantie à part). 

Alors, quand vous recevez ce genre de lettre, montrez-là au moins à quelqu'un qui s'y connaît en accidents de la route et écrivez une belle lettre à l'assurance pour lui expliquer cette loi.

Loi du 5 juillet 1985, dite aussi Loi BADINTER, prévoit un droit d'indemnisation de tous les dommages engendrés par un accident de la circulation.

Il faut néanmoins pour que cette loi s'applique que 3 éléments soient réunis de façon concomitante :
  • un accident de la circulation,
  • un véhicule terrestre à moteur,
  • et l'implication de ce véhicule.
La Loi BADINTER a le mérite d'obliger les Compagnies d'Assurance à contacter les victimes, à les informer de leurs droits et à leur faire des offres d'indemnisation après une évaluation de leurs préjudices.
Les Compagnies d'Assurance doivent aussi respecter des délais définis par la loi. 
http://www.fnvictimesdelaroute.asso.fr/indemnisation_accident_route_loi_badinter.php