mardi 17 avril 2018

MédecinDirect – Qu’est-ce que le « médecin de recours » ?

Médecine de recours, ou conseil de blessé : point sur une spécialité médicale peu connue.

Le médecin de recours, ou conseil de blessé peut intervenir à plusieurs niveaux.
  • Lorsqu’une « victime » veut une aide pour préparer son dossier, en vue d’une expertise médicale,
  • 
Quand un patient veut savoir si son expertise a bien été évaluée et s’il doit effectuer une contre-expertise (ou non),
  • 
Si un patient qui a subi des coups et blessures ne sait pas quelles démarches effectuer,
  • Lorsqu’un patient estime avoir été victime d’une erreur médicale et qu’il souhaite être aidé dans la marche à suivre,
  • 
Si un patient a des problèmes de reconnaissance d’arrêts de travail au niveau de la Sécurité sociale ou d’autres tracasseries administratives relevant de celle-ci,
  • Lorsqu’un patient veut savoir si les soins qu’il a reçus sont cohérents et adaptés à son état.

Le médecin de recours, ou conseil de blessé, peut aussi réaliser une expertise sur dossier, lors d’un décès ou d’un coma par exemple. Il oriente les patients selon les cas chez un avocat, une assurance, le fonds de Garantie, les Commissions de Conciliation et d’Indemnisation ou peut leur expliquer simplement ce qu’ils n’ont pas compris de façon à ce qu’ils soient orientés, rassurés et accompagnés comme il se doit.

Voici quelques exemples de questions que vous pouvez poser à un médecin de recours :
  • « J’ai eu une expertise et on m’a donné 3 %. Que pensez-vous du taux ? »
  • « Puis-je être remboursé pour le sport que je ne peux plus pratiquer ? »
  • « Je suis invalide à 5 %, comment me défendre ? »
  • « Je viens d’avoir un accident de voiture, comment m’en sortir avec les assurances ? »
  • « J’ai été victime d’une erreur médicale, comment faire valoir mes droits ? »
  • « Je suis très handicapé, suite à un accident. L’assurance me propose 1500 euros, cela correspond-il à mon dommage ? »
  • « Le chien du voisin m’a mordu et j’ai une vilaine cicatrice. Comment procéder ? »
  • « À la suite d’un grave accident, je n’ai plus de revenu. Comment m’en sortir ? »
https://www.medecindirect.fr/20180411-medecin-de-recours/



jeudi 5 avril 2018

Un plat de pâtes calme

Une de mes victimes en expertise a trouvé un médecin agressif.  Moi non, la discussion était courtoise. 

Alors pour donner raison à ma victime tout en défendant l'expert j'ai tenu ce raisonnement: 
"Mais madame, si vous l'avez trouvé  un peu agressif, ce n'était sûrement pas contre vous! Je vais tout vous expliquer: il était 1 heure de l'après-midi, il n'avait pas encore déjeuné. Alors sa glycémie était au plus bas. Et ça peut  rendre  grognon ceci. 
Vous savez bien que quand un mari se met en colère en rentrant du travail il faut vite le mettre devant un plat de pâtes ou de riz, ensuite on peut discuter plus calmement!"

La victime était hilare, et est repartie rassérénée! 

Et ce conseil vaut pour toutes celles qui retrouvent leur mari irascible le soir!

Faut-il que je prépare des petites douceurs aux experts, qu'ils les grignotent tout en examinant mes victimes? 


mardi 3 avril 2018

Pitié ne signez pas sans conseil!

Bonjour!

Une de mes victimes mal conseillée a signé la proposition d'indemnisation de l'assurance. Quand on a vu l'avocat, celui-ci a sauté en l'air et lui a démontré par A+B  qu'il "s'était fait couillonné". 

C'est on ne peut plus difficile de revenir en arrière une fois qu'on a signé. 
L'avocat va devoir user de tout son savoir et de tout son talent pour trouver une petite porte entrebâillée et s'y engouffrer. 

On peut ré-ouvrir le dossier en aggravation,  mais si tout n'a pas été pris en compte lors de l'expertise, on  peut s'asseoir dessus.

Prenons un exemple: une jolie jeune femme a un accident de voiture, elle boite suite à une fracture de hanche, et a une plaie au visage. Comme la fracture n'a pas été décelée à temps, elle n'a pas été notée sur le certificat médical initial. 
Comment l'expert va-t-il savoir un an après que la fracture est dûe à l'accident? Il n'en tient pas compte et ne demande pas d'examens complémentaires. 

La jeune femme signe la proposition d'indemnisation portant sur la vilaine cicatrice au visage qui l'empêche de conserver son emploi d'hôtesse. 

Mais elle boite toujours et vient me consulter: Mission (presque impossible), le dossier est clos.

Alors: demandez conseil auprès d'un professionnel de victimes. Sinon vous courez  à la catastrophe.

mercredi 28 mars 2018

J'ai pratiqué la fake médecine

Une des raisons pour laquelle j'ai arrêté la médecine générale est celle-ci: 
quand un patient venait pour une douleur quelconque, je l'interrogeais bien évidemment, je l'examinais et puis je regardais les pieds.
On a la carte du corps dans ceux-ci. En massant ceux-ci, en trouvant des points précis je pouvais dire "ça c'est l'estomac, la rate, le foie..."
Ca bluffait les patients sauf ceux qui me connaissaient, ça leur calmait les douleurs, et surtout cela m'aidait à orienter les examens para-cliniques lorsqu'ils étaient nécessaires. 
Et parfois c'était frustrant: je portais le diagnostic, mais sous prétexte que la reflexologie plantaire n'est pas une spécialité reconnue par le corps médical, je finissais par une echographie ou une radio, une IRM selon la situation. 

Pour écrire franchement, je n'ai jamais fait mon coming out, jamais clamé que je faisais de la médecine alternative, et en conséquence ces médecins qui poursuivent les "fake médecins" ne me poursuivent pas. 
J'en suis frustrée. 

Evidemment que la médecine alternative a des limites: j'étais en train de dire à un patient qui avait des sueurs froides en souffrant épouvantablement: "c'est la vésicule monsieur, il faut courir vite aux urgences", et c'était un petit cancer du colon, en superposition avec la vésicule! 
Alors je ne cracherai jamais sur toute mes connaissances médicales traditionnelles mais qu'on nous laisse une soupape de sécurité pour soulager les patients, avec le moins de médication possible. 

lundi 19 mars 2018

Des médecins et professionnels de la santé signent une tribune contre les médecines alternatives comme l'homéopathie

L'homéopathie ? Une "discipline ésotérique". Quelque 124 médecins et professionnels de santé signent, lundi 19 mars, une tribune publiée dans Le Figaro contre l'utilisation de médecines alternatives. "Le collectif demande l'exclusion de ces disciplines ésotériques du champ médical", explique le quotidien. Les signataires décrivent des disciplines "sans aucun fondement scientifique", "nourries par des charlatans" et "basées sur des croyances promettant une guérison miraculeuse".

Les auteurs de ce texte pointent tout particulièrement du doigt trois risques dans l'utilisation de ces médecines alternatives. Tout d'abord, "elles soignent l'inutile en surmédicalisant la population", écrivent-ils. Elles installent ensuite une "défiance" vis-à-vis de la médecine "conventionnelle" et enfin, elles "retardent les diagnostics".

Le collectif formule plusieurs demandes

Face à leur utilisation par des médecins, dans des hôpitaux ou dans les facultés de médecine, ainsi qu'à leur prise en charge par l'assurance-maladie, le collectif fait plusieurs demandes à l'attention du "Conseil de l'ordre des médecins et [des] pouvoirs publics". Il s'agit de "ne plus autoriser à faire état de leur titre les médecins ou professionnels de santé qui continuent à les promouvoir", "ne plus reconnaître" ces pratiques comme médicales, ne plus les enseigner dans les formations, ne plus les rembourser, mieux informer sur leurs effets et enfin exiger des professionnels de s'en écarter.
https://www.francetvinfo.fr/sante/medicament/des-medecins-et-professionnels-de-la-sante-signent-une-tribune-contre-les-medecines-alternatives-comme-l-homeopathie_2664248.html

Au secours, la pensée unique prend de l'ampleur! Que vont devenir les pitchounets à qui l'on donne chamomilla pour les maux dentaires, apis pour les allergies?

Une seule solution: que l'homéopathie soit conseillée par tous ces "charlatans", soigneurs de tous poils chez qui les patients vont se précipiter.

Car au pire, même si c'est de l'effet placebo, celui-ci soigne parfois très efficacement.
Ne l'oublions pas; on en a même fait mention rapidement au cours de mes études.




mardi 13 mars 2018

La médecine à distance



Elle fait polémique.

Quels sont les arguments des détracteurs?

Le médecin ne voit pas le patient, il ne le touche pas, il ne peut pas donc diagnostiquer avec tous les éléments.

Il pourrait être remplacé par un robot cela serait pareil. Dans certains films d'anticipation d'ailleurs, c'est ce qui arrive.
Cela déshumanise l'acte médical.

Les arguments de la défense:


-les médecins en cabinet  surmenés n'ont plus le temps de répondre à toutes les questions, parfois ils acceptent de traiter un problème (la pilule) la cheville foulée passera dans une autre consultation.
-Les déserts médicaux s'agrandissent, il faut répondre à une certaine demande qui est réelle.
-Que de consultations téléphoniques nos anciens traitaient! Gratuitement évidemment, c'était un service inclus dans le sacerdoce du médecin. Actuellement il existe des plate-forme téléphonique qui font barrage et le patient n'a plus que rarement la possibilité de se aire conseiller par son médecin.
-L'ARS reconnaît l'utilité des consultations à distance et envisage même un mode de rémunération pour les médecins installés.
-Les médecins du SAMU ont l'habitude de prendre des décisions sans voir le patient, ils font de la télé-consultation, même s'ils sont aidés parfois par les pompiers, ou le médecin traitant.
-Le monde change, les gens sont de plus en plus connectés, il ne faut pas rester dans les schémas d'antan.
-Il est évident que pour une maladie appelant un diagnostic précis, une auscultation s'impose: par exemple pour un décollement de plèvre c'est très important. Tous les télé-médecins en ont conscience.
- Les télémédecins ont en général une grande connaissance du terrain, ils ne travaillent pas à temps complet en télémédecine, ou bien ils sont retraités, ou pratique une autre médecine comme moi, le recours. 

Les deux façons d'exercer ce métier doivent cohabiter pour le plus grand bénéfice des patients.

mercredi 7 mars 2018

Un livre pour les victimes?

Quand nous avons décidé de divorcer avec mon ancien mari, il y a fort longtemps, je suis allée directement à la bibliothèque me procurer  "Le Guide Du Nouveau Divorce". 
Une femme avertie en vaut deux. 
J'en ai tiré des très judicieux  conseils fort utiles au sujet des gardes d'enfants et autres points que j'estimais importants. Mon mari ne  l'ayant pas lu, s'était rangé à mon avis, pour ma bonne fortune. 

Que penseriez-vous, si vous étiez victime de dommage corporel, peu importe les circonstances, d'un recueil que vous pourriez vous procurer afin de savoir quoi faire, pour connaître vos droits, où tout est balisé? 
Et surtout si ce recueil était compréhensible par tous,  loin de toute la terminologie juridique à laquelle personne ne comprend sauf à étudier le droit?  Et  que  l'on n'aurait pas besoin d'avoir un QI à 140 pour saisir le sens de la moindre phrase? 


Dites que vous en rêvez? 
Qui sait? 
Les victimes ont des droits, mais elles ne les connaissent pas. Le "nul n'est censé ignorer la loi" est impossible pour tout un chacun, sauf pour des juristes.