samedi 14 octobre 2017

Les avocats...

Etre médecin de victime, c'est complètement un autre monde: celui des victimes évidemment avec leur histoire parfois épouvantables, celui des avocats:  
-avec leur personnalité parfois charismatique,
- ou "soupe-au-lait"  (j'ai déjà mon réseau de médecins conseils, je n'ai pas besoin de vous, veuillez fermer la porte en partant s'il vous plait madame) ,
-avec une allure pleine d'élégance et bien cravatés, utilisant fréquemment les effets de manche, fréquentant le meilleur gratin provincial (ça je ne dévoilerai surtout pas son nom, il se reconnaîtra);
- très rarement pleine de ressentiment et de mots fielleux envers ceux qui "osent réussir"  (moi je suis bon, eux ils sont opportunistes, "on ne m'a jamais accordé ma chance..." );
- ceux qui se préparent comme pour une bataille (En avant  docteur! Je ne veux pas foirer ce dossier, je compte sur vous pour être nickel et prête au bon moment);    
-et enfin les petits jeunes qui tentent de surnager et de faire leur place.
J'aime beaucoup ces derniers, tout est possible, leur futur est devant eux, il sera ce qu'ils en feront.

En métropole je ne me rendais pas compte de leur travail: les victimes venaient me voir directement, j'allais à l'expertise avec elles, pour être polie j'envoyais une bafouille à l'avocat qui souvent ne me répondait pas. 
J'étais comme transparente pour cette corporation. 

Ce manque de communication n'était pas ce qu'il y avait de mieux pour l'intérêt de la victime.  Et je travaillais seule avec eux avec le peu de droit que je connaissais, et tout mon savoir de médecine générale.

C'est quand même confortable pour une victime qu'elle soit épaulée et que l'avocat soit bien présent, et c'est tant mieux si cela se passe comme ça ici.




vendredi 13 octobre 2017

PRESCRIRE UN ARRÊT DE TRAVAIL SANS VOIR SON PATIENT


C’est possible… à Singapour
Système de santé | 10 octobre 2017 | Adrien Renaud

Une startup médicale singapourienne propose à ses clients un nouveau service : les arrêts de travail par téléconsultation. La porte ouverte à toutes les fenêtres ? Pas vraiment : comme toujours dans la cité-Etat, les choses se passent de manière très contrôlée.


On entend déjà le directeur de l’Assurance Maladie pousser des hauts cris. « Quoi ? Des arrêts de travail en ligne ? Mais c’est de la folie ! », hurle-t-il depuis ses bureaux montreuillois. Que Nicolas Revel se rassure. MyDoc, la startup qui propose ce nouveau service, n’officie (pour l’instant) qu’à Singapour. Et de toute façon, les médecins qui travaillent pour elle sont étroitement surveillés.

Inaugurés l’été dernier, les télé-arrêts de travail ne sont en effet pas un produit offert aux particuliers, mais aux entreprises. Et ce afin de réduire le risque d’abus, précise au site spécialisé Tech In Asia le vice-président de la startup en charge du marketing, Terng Shing Chen. En clair : les informations concernant la téléconsultation sont directement transmises aux RH de l’employeur, qui peuvent suivre en direct la « consommation » d’arrêts de travail de chacun de leurs salariés… et donc y mettre un terme quand elles le désirent.
Et en France ?
Bien sûr, il est à ce stade impossible d’envisager un tel système en France. « Aujourd’hui, dans notre pays, il faut faire un examen médical pour déterminer le type de pathologie dont souffre le patient que l’on veut arrêter », remarque Michèle Laporte, présidente de Medicat Partner. Cette société dit avoir pour objectif de lutter contre l’absentéisme en entreprise, et revendique la deuxième place sur le marché du contrôle des arrêts de travail avec un réseau de 3 500 médecins sur tout le territoire qui vérifient, à la demande des employeurs, leur bien-fondé.
Mais si l’entrepreneuse pense que les mentalités françaises ne sont pas encore prêtes pour les télé-arrêts de travail, notamment parce que les salariés les plus âgés ne les adopteraient pas, elle estime que le jour viendra où ils seront la norme. « On ne peut pas aller contre l’évolution et le progrès », philosophe-t-elle. Somme toute, Nicolas Revel ferait peut-être bien de s’intéresser à la question.
http://www.whatsupdoc-lemag.fr/actualites-article.asp?id=21957

On n'arrête pas le progrès.

jeudi 12 octobre 2017

Doléances

On va s'attaquer aux doléances;
D'abord ce mot veut dire "de quoi vous vous plaignez, de quoi vous souffrez".
Cela vient de Dolere, souffrir en latin. (cela concernait autrefois les pauvres paysans qui payaient trop d'impôts)

Quand vous allez voir l'expert, vous écrivez de préférence un truc assez concis, une feuille format A4, genre
- je ne peux plus marcher,
- je fais des cauchemars,
- je souffre de la tête, des pieds, du dos,
- avec ma femme la bataille est perdue avant de démarrer,
- avec mon mari c'est comme boire un verre d'eau, 
- je dois prendre des béquilles, 
- je  me trouve moche avec ma cicatrice, j'ai peur de ne plus plaire,
- Je sens que l'on parle dans mon dos parce que je boite, 
etc. 

Surtout l'historique n'est pas utile pour cette partie, le dossier est là pour en parler. 
Et votre épouse (x) ne doit rien vous souffler non plus: c'est votre écrit, ce que vous vivez. 

Démarrez-le dés la date de l'expertise connue , cela vous permettra de le peaufiner. 

Une de mes victimes avait des maux de tête fréquents, le jour de l'expertise il n'y en avait pas; comme elle n'avait pas démarré ses doléances avant, elle a oublié d'en faire mention. C'est ballot. 

Et pas de longues phrases grammaticalement correctes mais qui rebuteront l'expert. Et si il y a plus de trois pages, ce médecin dira en les mettant de côté: " je les lirai plus tard", ce qui veut dire jamais. 

A vos claviers!

mercredi 11 octobre 2017

Ne pas sous-estimer l'expert

Si on doit avoir une réparation convenable de tous ses préjudices, on ne peut pas non plus emmener l'expert en bateau: je me souviens avoir tenté d'expliquer à l'un d'eux que mon client ne pouvait que difficilement conduire, qu'une conduite automatique serait fortement appréciée.
Et que ma victime n'avait pas pu conduire durant des mois après son accident.

Or durant l'expertise, monsieur l'expert a ressorti un papier de l'assurance disant que la victime avait eu un léger accrochage en voiture durant ses soins!
Le benêt avait déclaré l'accident!

Indéfendable! L'avocat comme moi-même en sommes restés comme deux ronds de flan! On ne le savait pas!

C'est du même genre que le travailleur postant sur FB ses photos de vacances à Cuba. Et en plus quand je le contrôle et que le courrier déborde de la boite aux lettres, son compte est bon.

Les experts ne sont  pas des  nigauds, faites circulez!

lundi 9 octobre 2017

AAAVAM la newsletter



LAS VEGAS
CRIMES SOUS TRANQUILLISANTS comme je l’avais mentionné dans un précédent message, le « Valium » est indubitablement à l’origine de cette tuerie qui a fait 59 morts, la préparation minutieuse de son acte et la préméditation sont les signatures de cette drogue légale.
La préméditation suivie d’un passage à l’acte a été organisés par des doses thérapeutiques et même et surtout à faibles doses : « la dose ne fait pas le poison » !
59 victimes seulement, en effet le drogué légal aurait pu imaginer d’autres moyens de destruction que des armes à feu, moyens que je préfère ne pas citer pour ne pas donner des idées à d’autres psychotiques, ou tout simplement à des personnes déprimées soignées avec des anxiolytiques (tranquillisants et somnifères) qui ne sont pas les traitement des dépressions.
A noter un certain « embargo » de la presse, silence très habituel des rédactions concernant les drogues légales et illégales lors de passages à l’acte suicidaires, et aux tueries de masse.
À Marseille la « cocaïne » a été citée comme ayant favorisé le passage à l’acte du « djihadiste », deux jeunes victimes égorgées et poignardées, ce qui correspond aux déclarations d’un psychiatre lors d’une réunion de l’AAAVAM « l’addiction et la dangerosité de la « cocaïne » sont moindres que pour les « Benzodiazépines » !
Grande différence les Benzodiazépines sont remboursées par la Sécurité Sociale, même lorsqu’elles sont ordonnées par des médecins dealers en dehors de A.M.M. avec la bénédiction de l’ANSM (Agence de Sécurité Sanitaire !
Je rappelle aux Autorités de Santé que la distribution de psychotropes pouvant modifier le psychisme à des groupes de population, est pénalement répréhensible, ce comportement criminel est imprescriptible.



Association D'Aide Aux Victimes des Accidents de Médicaments
Tél. 01 41 10 87 00 

www.aaavam.eu

dimanche 8 octobre 2017

Exposition 57

Pointe-à-Pitre. Vendredi 22 Septembre 2017. CCN.

 L’Association Waren Errin, avec le soutien de Coppet avocats, la ville de Pointe-a-Pitre, CCI Iles de Guadeloupe et le collectif Artway, présentent [57] du 25 au 30 septembre au Pavillon de la ville de Pointe-à-Pitre.
Le chiffre 57 symbolise à la fois :
• le nombre de tués sur nos routes en 2016,
• le nombre d'acteurs de la société civile qui ont décidé de se mobiliser pour tirer la sonnette d'alarme,
• le nombre d’œuvres originales de créateurs, peintres, photographes et sculpteurs guadeloupéens de renom qui se sont mobilisés pour le projet.
Ensemble, ils proposent cette opération de sensibilisation sur les dangers de la route et leurs conséquences qui s’articule autour :
• d’une exposition
• d'un livre
Pour que chacun agisse ! L’exposition est gratuite et libre d’accès. Une nocturne se tiendra le Les bénéfices de la vente du livre iront à l’association Waren Errin pour ses actions de sensibilisation.



Guadeloupe. [57] - L’expo, le livre…
http://www.caraibcreolenews.com/index.php/service-presse/item/11049-guadeloupe-57-l-expo-le-livre

Et voilà le département dans lequel je vis: chaleureux, convivial mais aussi dangereux: quand j'amène mon MiniRambo à l'école à 300 m, c'est une opération à haut risque, il n'y a pas de trottoir, les bouchons sont permanents, s'il pleut on marche dans la gadoue, on regarde devant- derrière- à gauche- à droite en permanence parce que cela déboule dans tous les sens.  
Et c'est en plein centre de la ville! 
Il y a des policiers compétents qui font traverser les enfants mais ce n'est pas assez, juste il n'y a pas de trottoir!!! La rue est aux voitures.
Et dans mon quartier il n'est pas rare que des cyclistes, des motos soient renversés, en gros c'est la fatalité.
Si cette exposition a été créé, c'est pour donner conscience qu'il faut changer quelque chose.

Certaines personnes un peu vénales vont dire que cela me fait du travail... mais voir les gens se faire renverser devant ma porte, il y a d'autres choses plus gaies. 




jeudi 5 octobre 2017

Nu devant l'expert

Quand on va chez l'expert, il faut se montrer "tout nu" en quelque sorte et ne pas faire l'homme fort qu'on n'est pas.  Ça ne rime à rien et surtout l'indemnisation sera moindre.

Un avocat m'a rapporté cette anecdote: il avait accompagné en expertise une victime, un accidenté de la route qui  avait des problèmes sexuels depuis, en gros, il ne se passait plus rien.

Et il est arrivé en expertise avec son assistante, une extrêmement jolie jeune femme. 
La question est arrivée, l'expert a demandé "et au niveau sexualité sa ou fé  (comment ça va) ?"
Et la victime, genre "coq français sur ses ergots" a répondu en lorgnant avec concupiscence sur la jeune femme: "Oh, sa ka maché"  (ça va). 

Foutu! 


Compris! Vous avez un préjudice, ne le minimisez pas devant l'expert!