mercredi 25 janvier 2017

Rendre les vaccins facultatifs?

A Annecy, un généraliste accusé d’avoir réalisé de faux certificats de vaccination a été radié à vie du tableau de l’Ordre des médecins. 

 Ils subissent une pression accrue de la part des parents anti-vaccination ; eux-mêmes expriment des doutes croissants vis à vis de la sûreté des injections vaccinales. Des médecins généralistes font sporadiquement l’actualité en raison de certificats attestant d’une vaccination, alors que celle-ci n’a pas été menée.
Quelles que soient les raisons qui motivent ces praticiens à produire des faux, pression parentale ou opinion personnelle, elles ne passent pas auprès de l’Ordre des Médecins. Comme le relève le blog « Journalisme et Santé Publique », l’instance a pris une décision forte concernant un généraliste d’Annecy, radié à vie et interdit, de ce fait, d’exercer la médecine.
Le Dr Christian T. est accusé d’avoir produit quatre faux certificats mentionnant une administration d’une dose de Pentavec le 26 octobre, le 23 novembre et le 21 décembre 2012, ainsi qu’un rappel le 8 novembre 2013, chez une petite fille, Eve, née en juin 2012. Ces injections font partie de l’obligation vaccinale.

"Communauté religieuse"

C’est le père du bébé qui a soulevé des doutes sur la véracité de ces certificats. Au moment des faits, Eve était confiée à la garde de sa mère, elle-même « appartenant à une communauté religieuse qui serait hostile au principe des vaccinations », peut-on lire dans la décision de la Chambre disciplinaire nationale de l’Ordre des médecins.
Après avoir récupéré la garde de l’enfant, le père, soupçonnant un subterfuge, a fait réaliser en août 2013 des sérologies pour le tétanos, la poliomyélite, la diphtérie et la coqueluche sur sa fille. Résultat : pas d’anticorps – et donc, a priori, pas de vaccination. Par ailleurs, l’enquête a montré que les numéros de lots inscrits sur le carnet de santé d’Eve ne correspondaient pas à des doses de « Pentavec » mais à du « Revaxis », destiné à un rappel de vaccination chez l’adulte.
Le père a porté plainte contre le médecin et fait pratiquer de nouvelles injections au centre hospitalier de Mâcon. Les sérologies d’Eve se sont avérées satisfaisantes, indiquant une réponse immunologique normale. La petite fille est désormais protégée contre ces agents pathogènes.

"Dose homéopathique"

Le généraliste annécien conteste l’accusation de faux. Christian T., médecin d’« orientation acupuncture », « titulaire du D.I.U. de médecine manuelle et d’ostéopathie », dit avoir administré une dose homéopathique de Revaxis afin d’atténuer les effets secondaires du Pentavac. Il estime que «  cette dose homéopathique a pu entraver le processus de séro-conversion », précise la décision ordonale.
L’argument n’a pas convaincu le conseil départemental de l’Ordre, qui a radié le médecin, ni le conseil national, qui a confirmé la peine. En juillet 2016, un généraliste d’Indre-et-Loire soupçonné de réaliser des faux certificats de vaccination, a également été radié de l’Ordre. Parmi sa patientèle figurait un enfant de huit ans qui a contracté le tétanos, faute d’avoir été immunisé contre cette infection.
http://www.pourquoidocteur.fr/Articles/Question-d-actu/19512-Vaccination-un-generaliste-radie-a-vie-pour-de-faux-certificats

Plusieurs patients m'ont déjà demandé de faire des faux. Ils savaient que je n'étais pas convaincue par le rapport bénéfice-risque positif  de certains vaccins.  J'ai résisté car il n'y a pas le choix, quitte à me faire traiter de "médecin pour le tiers-monde" de la part d'une consoeur. Mais les patients comme les autres médecins savaient exactement quels vaccins avaient été effectués par moi ou non.   Evidemment pour certains milieux socio-culturels défavorisée je les conseillais tous. 

Mais la solution ne serait-elle pas de ne les rendre plus obligatoires, quitte à les conseiller fortement? 

dimanche 22 janvier 2017

Sabrina Aurora - C'est tous les jours l'état d'urgence à l'hôpital Mme T...

Je n'aurais pas parlé mieux! Un jour j'arrive en maison de retraite, voir un résident un peu en bout de course. je le trouve proche de sa place habituelle: recroquevillé en boule par terre. Dans les couloirs C'est "le bal" des aides-soignantes et infirmières qui virevoltent en tous sens pour que le travail soit fait. Je demande à l'une d'elle: "C'est normal que monsieur Brindille soit par terre?" Regard atterré de l'infirmière, une aide-soignante est partie dare dare le relever et fin de l'histoire. Je ne les ai pas chargées, n'ai fait aucune reflexion, avec aussi peu d'effectifs cela peut arriver chaque jour. Cela n'a pas été noté nulle part non plus. C'est de la maltraitance "obligatoire", pas assez de monde.

mercredi 18 janvier 2017

Un contrôle, un café

Un contrôle d'arrêt de travail, un café offert! Je n'en ai jamais eu autant même pas avec mes patients fidèles!
Mais il ne m'a offert le café qu'une fois que j'ai écrit "arrêt justifié". N'empêche qu'il n'était pas obligé. 
Et ma petite histoire de surveiller les arrêts car j'avais été une professionnelle de l'arrêt selon la Sécu, l'a bien fait rire. 

Une expertise non gagnée mais il y a de l'espoir

Une expertise hier.  Un  accident de voiture avec des violentes douleurs dorsales résiduelles.
Un expert présent m'avait dit à l'occasion d'une autre expertise il y a un mois: " je pense qu'on a rendez-vous avec madame Plane bientôt avec un arbitre car elle n'était pas contente de mon expertise. votre cliente ne va pas gagner, mais si ça l'amuse...".
Et on s'est retrouvés, l'arbitre, le premier expert et moi en compagnie de la patiente qui avait compilé un dossier en béton, avec des  échographies, IRM et lettres de spécialistes attestant que ses douleurs provenaient bien de son accident de travail!
Le premier expert complètement détendu en début d'expertise, ne l'était plus quand tout le dossier a été sorti! 

Mais l'histoire était tellement compliquée que l'arbitre a demandé un délai de réflexion. Tant mieux, cela prouve qu'on avait eu raison de contester. 

Yael Naim - Go To The River

lundi 16 janvier 2017

Se montrer sans fard

Ce matin une victime est venue pour litiges avec la Sécu. Pour faire simple il est cassé du dos. Il n'a pas été reconnu pour tout son préjudice.

Je lui ai demandé:"Vous prenez une canne?
- Oui, mais devant l'expert je la retire. J'ai ma fierté, je nourris ma famille, je dois me tenir debout sans rien. Donc je laisse ma canne dans la voiture. Je suis honnête.
- Oui, mais quand vous ne prenez pas votre canne alors que vous devriez, vous n'êtes pas honnête!"

Des tas de gens sont reconnus  handicapés alors que leur dos ne les fait plus souffrir, on en connait tous. Il y a quelques abus dans ce sens et d'autres se font avoir.

Alors les patients, montrez-vous comme au quotidien, "tout nu" si l'on peut dire. L'expert doit appréhender la situation brute et non édulcorée.