mardi 12 avril 2016

blessés physiques et psychiques

Un expert nous a raconté hier une constatation qu'il a faite: lors d'un attentat, un crash aérien (lorsqu'il y a des survivants) ou autre catastrophe  féconde en trépassés, on peut différencier trois sortes de personnes: 
-  les blessés graves: ceux-là sont "chouchoutés" si l'on peut dire, on les conditionne, on les opère, tout un tas de personnes sont au petits soins entre la réa et la chirurgie etc.
- les bien-portants ou blessés très légers qui peuvent s'échapper rapidement;
- et ceux qui ont une entorse ou autre chose qui les empêche de quitter le lieu du drame. Et comme ils ne sont pas prioritaires, personne ne s'intéresse  à eux, du moins sur le moment. 

- les blessés graves s'en sortent bien psychologiquement en général;
- ceux qui peuvent se sauver ne sont pas non plus trop mal psychologiquement,
- mais ceux qui sont un peu coincés sur les lieux somatisent ensuite un maximum et ont du mal à quitter psychiquement le lieu du drame. Ainsi ils développent toute une collection de symptômes tout aussi diverses que variés. 
Les benzodiazépines et les antidépresseurs n'y pourront pas grand chose, l'OMS conseille l'EMDR, une technique pour "libérer" la victime de son choc psychologique. 

En cours j'avais appris qu'à la guerre, il valait mieux pour le moral avoir été réellement blessé qu'être le témoin d'un meurtre. Les soldats dans ce cas pouvaient s'enfuir tellement ils étaient stressés, puis ensuite ils étaient fusillés, tout simplement. Alors qu'ils avaient été aussi victimes  que le soldat mort. 

En conclusion il faut accorder autant d'attention à un blessé physique qu'à un traumatisé psychologique. 

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