samedi 7 mars 2015

Obligation d'information

Une de mes patientes  sur mes conseils a consulté un gynécologue pour pose d'un implant Essure, petits implants que l'on insère dans les trompes afin de provoquer une stérilisation. Je considère que, une fois le désir d'enfants passé, cette méthode est la plus efficace et pratiquement sans danger.

Le gynécologue prend donc son dictaphone pour m'écrire: "Cher confrère, j'ai vu ..... pour pose d'Essure. Je lui ai notifié les effets secondaires, crampes, saignements, impossibilité de poser l'implant, crampes, risque de syncope, d'infection..." Et la patiente alors le coupe:  "mais vous ne m'avez rien dit docteur! Pourriez-vous me parler un peu plus de ces effets secondaires?
- Non, ce n'est pas la peine, ce sont des obligations légales que je dicte pour votre médecin.
- Mais ça m'intéresse aussi!" 
Elle s'est fait rembarrer proprement. Et ce qui est dommage, c'est qu'elle ne profitera sûrement jamais d'Essure. 

Pourtant l'obligation d'information est primordiale de la part du médecin, toujours depuis la loi  du 4/3/2002. Le médecin a non seulement le devoir d'informer, mais en plus de s'assurer que le patient a bien compris tous les risques qu'il encourt. C'est incontournable et on a passé 2 heures en cours à voir ce point dans tous les sens. 
Mais on a beau créer des belles lois, on ne peut pas tout légiférer, pas possible s'il n'y a pas de bonne volonté qui fait écho.


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